Immo 2018-04-01T18:59:21+00:00
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IMMO Marbella

Un boom de plus de 33% en 2016

La crise financière en a fait en 2008 un amas de « ruines » comme celles que les touristes visitent un peu partout en Europe. C’est ainsi que des courtiers de Barcelone ou de Malaga témoignent de l’effondrement du marché immobilier espagnol, après une bulle de 10 ans.

Mais, huit ans plus tard, voilà que le marché renaît, porté par une solide hausse des ventes de maisons et le retour des acheteurs étrangers à la recherche d’aubaines sous le soleil catalan.

Même l’économie espagnole reprend des couleurs et fait des envieux en zone euro. Rappel et perspectives.

La fiesta immobilière

Pendant les cinq années qui ont précédé l’effondrement des marchés financiers en 2008, l’Espagne était une véritable machine à fabriquer des emplois : 3 millions de 2003 à 2008. C’est plus que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni… réunis.

Le moteur du pays à cette époque : l’immobilier. Un boom de 10 ans s’est traduit par une hausse des prix des maisons d’environ 150 %, si bien que le secteur de la construction pesait plus de 20 % de l’économie en 2007.

Un an plus tôt, l’Espagne avait même battu un record européen en construisant 830 000 résidences, soit plus que la construction allemande, britannique et française.

Mais la fiesta immobilière s’est terminée brutalement.

 

Un plongeon de 30 %

De 2008 à 2013, dans la foulée de la crise financière américaine, les prix ont plongé de 30 % en moyenne, voire de plus dans 50 % dans certains marchés plus vulnérables.

Une association espagnole de constructeurs admettra, en 2008, qu’on avait construit en 10 ans « deux fois plus de logements que nécessaire ».

Avec l’arrêt des grues, l’Espagne verra son économie se contracter de 7 % en quatre ans, mettant jusqu’à 27 % de ses travailleurs au chômage et plongeant dans la pauvreté un habitant sur cinq.

Le krach immobilier poussera les banques espagnoles au bord de la faillite, en plus d’alourdir la dette souveraine.

 

Les acheteurs de retour

Heureusement, la tempête a fini par passer. Avec l’aide des banques centrales, les taux d’intérêt ont chuté, et l’immobilier renaît de ses cendres.

Les ventes de logements, en panne depuis 2008, sont reparties depuis le début de 2015. D’abord lentement, puis avec vigueur ces derniers mois.

« Entre fin 2013 et fin 2015, elles ont rebondi de 33 % », soutient une étude du Crédit Foncier publiée la semaine dernière.

Le stock de logements neufs invendus, qui était de 650 000 au sommet de 2009, a rétréci de 18 %. Du coup, les prix des maisons ont augmenté de 7 % en deux ans.

 

Les investisseurs étrangers à la chasse aux aubaines

Mais on trouve encore des aubaines en Espagne. Aussi les étrangers convoitent-ils de plus en plus la pierre espagnole.

« La part des transactions réalisées par des étrangers a été multipliée par 2,5 entre 2009 et 2015. »

— Extrait d’une étude du Crédit Foncier publiée la semaine dernière

Ainsi, dans la capitale catalane Barcelone, la ville la plus chère du pays, il faut débourser 3392 euros (un peu plus de 5000 $) le mètre carré en moyenne pour un logement, mais ça reste au moins deux fois moins cher qu’à Paris (8387 euros).

À Valence, la troisième ville du pays, et à Séville, il faut compter seulement 1438 euros et 1770 euros le mètre carré respectivement.

L’économie prend du mieux

Portée par l’immobilier, mais aussi les exportations, le secteur de l’automobile et l’afflux record de touristes, l’économie espagnole prend aussi du mieux.

Même si le pays est sans gouvernement depuis décembre, après des élections non concluantes, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,7 % au premier trimestre, soit un taux enviable de 2,9 % sur une base annuelle, affirme la Banque d’Espagne.

Avec l’Irlande, c’est l’une des meilleures performances de la zone euro. L’Espagne pourrait encore éclipser la France et l’Allemagne cette année en matière de croissance, comme en 2015.

Cependant, divers problèmes continuent de freiner la quatrième économie européenne. Notamment, le chômage en Espagne reste très élevé – à environ 20 % –, et les finances de l’État sont dans un piètre état, avec un déficit budgétaire équivalant à 5 % du PIB.

Reste que les acheteurs de maison, eux, ne pensent qu’à prendre l’apéro dans leur nouveau pied-à-terre sur la Costa del Sol.

Une bonne note de S&P

L’agence Standard & Poor’s vient de confirmer la note de crédit de l’Espagne (à BBB+). Malgré l’incertitude politique et la dette élevée, S&P a souligné « la solide performance [de l’Espagne] comparé aux autres pays de la zone euro ».

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