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Marbella, les belles cylindrées, les beaux bateaux, le luxe décliné sous toutes ses formes…
Marbella, un magnifique club de tennis faisant partie du complexe hôtelier de Puente Romano, des terrains en terre battue (brique pilée) impeccablement entretenus, un central de 2500 personnes avec un grand marquoir électronique prêt à accueillir des noms prestigieux: le décor est planté !
Il ne manque plus que les artistes.
Mais où sont les Tsonga, Monfils, Pouille et autres Goffin?
Non, ce ne sera pas pour cette fois-ci. Nous sommes en « challenger » et la première tête de série est inconnue du grand public.

Il s’appelle Roberto Carballes Buena, il est Espagnol et est classé 107eme au classement mondial !
Le tableau est constitué de 32 joueurs repartis de la manière suivante. Les 24 joueurs inscrits les mieux classés sont repris directement, l’organisation bénéficie de 4 « wild cards » qui permettent à un jeune prometteur, un local ou un « nom » écarté des terrains depuis un certain temps de rentrer directement dans le tableau. Enfin quatre joueurs accèdent au tableau final par le biais des qualifications.

Et là, c’est la jungle !

Trois tours pour atteindre le graal, en sachant qu’il n’y a ni argent, ni point ATP pour les vaincus…

Ce n’est pas Dallas mais son univers est impitoyable !

Trois francophones ont relevé le défi:

  • Elliott Benchetrit, 407eme, français,
  • Kimmer Coppejans 269ème, belge
  • Arthur Degreef 250ème, belge

s’affrontent donc au 3ème et dernier tour.

L’an dernier, Degreef était classé aux alentours de la 120ème place et est parvenu à s’extraire des qualifications de Roland Garros pour perdre au 1er tour du tableau final en 4 sets contre le français Gasquet.

Il est donc logiquement favori mais depuis cet exploit, il n’a pas confirmé et a donc, petit à petit, reculé au classement au point de n’avoir pas gagné le moindre match en 2018.

Ce n’est pas très bon pour la confiance en soi, essentielle pourtant pour enchaîner de bons résultats.

Et c’est sans doute ce qui lui a manqué dans ce match belgo belge, mais c’est la dure loi des « sans grade ».

Il faut avoir un mental de guerrier, des jambes affûtées et l’esprit clair que rien ni personne ne puisse venir perturber !

Ils doivent garder juste le contact visuel avec le coach quand ils ont la chance d’en avoir un car, bien souvent à ce niveau, ils sont seuls face à eux-mêmes.
Difficile de se faire des amis dans ce monde ultra compétitif où la concurrence est impitoyable.
L’ami d’aujourd’hui peut être l’ennemi de demain…

De plus, il est impossible de compter sur l’appui du public qui est pratiquement inexistant à ce stade de la compétition !

A Marbella, les quatre heureux qualifiés sont assurés d’avoir trois points ATP et 450 €, pas vraiment de quoi couvrir leurs frais et encore moins de s’offrir une virée à Puerto Banus !
Kimmer atteindra finalement les quarts de finale tandis qu’Arthur, comme tant d’autres, se retrouveront la semaine suivante dans les « qualifs » du Challenger d’Alicante avec de nouveaux espoirs au bout de la raquette !