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Qui connaissait Pyeongchang en Corée du Sud avant les jeux olympiques d’hiver ?
Peu de monde assurément, à commencer par les athlètes et les journalistes qui ont dû s’entraîner aussi à prononcer ce nom, et la version 2018 de ces jeux planétaires glorifiés par toutes les chaînes de télévision fut historique à plus d’un titre.
Tout d’abord en raison de l’endroit inhabituel de leur organisation, dans une région où rien ne se passe tout à fait normalement. Mais en ce mois de février 2018, les athlètes français et belges n’ avaient cure d’éventuels soubresauts politiques, préférant tourner la tête vers le podium olympique dans l’espoir de récompenses à tant d’efforts consentis.
Même si obtenir la médaille d’or reste le Graal, l’argent ou le bronze ne déparent nullement dans une vitrine et représentent tout de même le grand honneur de monter sur le podium.
La Belgique et la France s’opposent à tous points de vue en nombre de pratiquants, en conditions d’entraînements vu les reliefs du pays et aussi en moyens et encadrements. Pourtant, elles ont réussi, chacune à leur niveau, à se distinguer…
La Belgique, dont la plus haute montagne ne culmine qu’à quelques centaines de mètres a réussi à récolter sa première médaille en 20 ans ! Elle fut d’argent, gagnée par Bart Swings dans l’épreuve dite du « départ groupé ».
A l’opposé, son voisin français égalait son record du nombre de médailles avec 15 unités. Il est à noter que cinq d’entre elles, dont trois en or, reviennent à un seul et même athlète, Martin Fourcade !
Alors que les derniers drapeaux quittaient la cérémonie de clôture, on s’affairait déjà en coulisses pour accueillir dans la foulée blanche les jeux paralympiques afin de permettre aux athlètes moins valides de s’exprimer dans les meilleures conditions.
Et la Belgique réalisa l’exploit d’obtenir une médaille alors qu’elle ne comptait que deux athlètes dans sa délégation ! Il s’agit de la mal voyante Eléonore Sana qui, précédant sa sœur Chloé, a réussi à décrocher le bronze en se jouant des portes grâce aux injonctions de sa guide.

Quant à l’équipe française, c’est 20 médailles qu’elle ramena au pays en soulignant l’exploit de Marie Hochet qui réussit à remporter 4 médailles d’or dans les différentes épreuves de ski alpin catégorie debout.

Coup de chapeau également au Français le plus titré de ces jeux, Benjamin Daviet qui remporte 5 médailles, trois en or et deux en bronze en biathlon et ski de fond !

Mais au-delà de tous ces exploits francophones, c’est l’esprit qui perdure, si bien résumé par la phrase célèbre de Pierre de Coubertin « l’important, c’est de participer».
Cette expression prend doublement son sens dans les épreuves paralympiques qui permettent à ces athlètes de surmonter leur handicap et de sortir de l’anonymat.
Ils forcent l’admiration et sont un bel exemple à suivre assurément.

Marc Bertho. Rédacteur section Sports de Marbella-Tendance